FAQ #1 – Recherche de stage

Afin de répondre précisément aux interrogations de personnes actuellement à la recherche de stage en bio-informatique, nous avons collaboré avec l’AMBB (Association du Master Bio-informatique de Bordeaux) qui a proposé à ses étudiants de 2ème année de nous poser leurs premières questions en relation avec cette thématique.

A l’aide de nos propres expériences de recherche de stage, nous espérons pouvoir leur apporter des réponses pertinentes :


I. Est-il  vraiment valorisé de faire un stage à l’étranger ?

Amélie : Je ne sais pas si c’est VRAIMENT valorisé mais c’est toujours un plus autant en tant qu’expérience personnelle que professionnelle. Ça montre que tu es mobile et que tu peux t’adapter facilement dans un nouvel endroit, ce sont des qualités personnelles qui sont toujours valorisantes pour un professionnel.

Savvy : Pour ma part j’ai fait mon stage de 6 mois aux Etats-Unis. Je pense qu’en général avoir un CV qui montre qu’on peut faire preuve de mobilité est un bon point (surtout si on a fait ses études au même endroit). Faire un stage à l’étranger permet de montrer qu’on est capable de sortir de sa zone de confort. Au delà de cet aspect, cela permet de travailler dans un environnement différent de la France et de voir ce qui se fait en bio-informatique dans d’autres pays.

Après je pense qu’il ne faut pas s’enfermer dans l’idée que faire un stage exclusivement à l’étranger est valorisant pour son CV. On peut aussi faire des stages valorisants en France (si des résultats pertinents aboutissent lors du projet par exemple). Le plus important à retenir de son stage, selon moi, c’est les compétences et l’autonomie qu’on va y acquérir.


II. Les maîtres de stages sont-ils indulgents au début du stage (si ce dernier est effectué à l’étranger), concernant l’expression oral en anglais par exemple ? Etant donné que chaque étudiant n’est pas bilingue.

Amélie : Au début de stage, les maîtres de stages sont toujours indulgents car il faut forcément un temps d’adaptation quand tu commences quelque chose de nouveau. Personne n’attend que l’on finisse le stage en 2 jours. Je pense que si on tient compte de la barrière de la langue, ça peut en effet être un handicap au début mais on finit toujours par se comprendre. Lors de l’entretien d’embauche le maître de stage va bien voir ton niveau d’anglais et c’est lui qui va choisir si c’est dérangeant ou non. S’il t’a accepté alors c’était en toute connaissance de cause. Tu devrais t’améliorer assez rapidement de toute façon 😉.

Savvy : Tout dépend de la situation. Si le maître de stage est francophone, vous n’aurez pas de problème à priori. Mais s’il est anglophone, il faudra donc communiquer avec lui en anglais. Bien entendu, il sera indulgent car s’il a accepté de vous prendre c’est qu’il est conscient de votre niveau d’anglais et que ça ne lui pose de problème.

Après, je pense qu’il est important de rappeler que l’anglais est la langue de communication principale en recherche donc c’est important de savoir s’exprimer (après personne ne vous en voudra de ne pas être bilingue, sauf si on vous a demandé de passer un test). Vos collègues seront peut être également anglophones, vous allez devoir vous jeter à l’eau (ne soyez pas timides, l’accent français est adorable pour les anglophones). Et ne vous en faites pas, votre niveau va très vite augmenter, une fois immergé !


III. Les stages à l’étranger peuvent ils être rémunérés ?

Amélie : La rémunération n’est pas obligatoire à l’étranger il faut donc bien faire attention avant d’accepter un stage. Fais aussi des recherches sur le niveau de vie de l’endroit où tu comptes partir pour éviter les mauvaises surprises. Vérifies le réseau de transport en commun afin de pouvoir aller au travail ou visiter les alentours. Il faut savoir qu’à l’étranger, tu peux être éligible à une bourse de mobilité mais fais très attention à ne pas te baser uniquement sur cette possibilité car elle n’est pas allouée obligatoirement.

Savvy : Contrairement à la France, la rémunération des stages dans tous les pays n’est pas obligatoire. Souvent il faut poser la question (et il faut avouer que c’est une question épineuse à poser, mais il faut la poser !). A titre d’exemple, aux Etats-Unis, cela n’est pas du tout obligatoire, au Canada, en général les stages sont rémunérés.

En Europe, je ne connais que la France qui a obligation de rémunérer ses stagiaires (s’ils font plus de 3 mois de stage), je me rappelle avoir postulé à une offre en Allemagne où le stage n’était pas rémunéré. Pour autant, sans rémunération, le laboratoire peut parfois proposer un autre type de compensation, comme par exemple l’accès à un logement de fonction – je n’ai pas d’exemples concrets mais je sais que c’est possible – .


IV. Est-ce que c’est la galère d’un point de vue administratif de partir faire un stage à l’étranger ? Si oui, quelques conseils ?

Amélie : Evidemment les conditions administratives varient d’un pays à l’autre, le meilleur conseil serait de faire des recherches en amont sur les pays qui t’intéressent et de trouver un stage assez rapidement histoire de ne pas se faire avoir par les délais administratifs.

Savvy : Pour un stage dans l’Union Européenne, il ne me semble pas que ce soit compliqué. Je crois qu’on peut aller faire son stage dans n’importe quel pays de l’espace Schengen (je ne suis pas sûre pour le Royaume-Uni avec le Brexit), sans faire aucune demande spécifique. En revanche pour un stage aux Etats-Unis et au Canada, il y a des demandes du visa J1 (USA) et d’un permis de travail (Canada) à faire en plus de l’ESTA (USA) et l’AVE (Canada) qui sont les autorisations électroniques de voyage (mais ceux-là se font en ligne).

Ces demandes sont assez longues à faire (surtout à cause de la réception du document en France), donc pour faire un stage dans ces pays, il faut idéalement trouver son stage 3 mois à l’avance pour être sûr de réceptionner ses papiers en temps voulu et pour espérer réserver des billets d’avions pas trop chers. A savoir également qu’ils sont quelques peu coûteux, donc il est important de se renseigner sur les bourses que proposent Aquimob.

Dans le master de Bordeaux, d’anciens étudiants sont également allés au Vietnam, en Nouvelle-Zélande et en Australie. Je ne connais pas personnellement les démarches, mais je crois qu’il faut de manière similaire trouver son stage suffisamment à l’avance pour faire ses papiers administratifs.


V. Quelles sont les bons réflexes à avoir tout au long du stage ?

Amélie :

  • Toujours garder un esprit ouvert et curieux.
  • Ne pas hésiter à demander de l’aide, c’est d’ailleurs considéré comme une qualité parce que tu apprendras plus vite et donc tu avanceras plus vite dans ton projet plutôt que de chercher pendant plusieurs jours une réponse que tu aurais de ton maître de stage.
  • Faire des propositions, parfois tu peux apporter une idée à laquelle personne n’avait pensé et qui donnera une nouvelle dimension à ton projet.

Savvy :

  • S’habituer à lire des papiers scientifiques un peu tous les jours  -même si c’est pas drôle-
  • Tenir un “notebook” pour garder une trace de sa progression
  • Documenter son code au jour le jour  – pour éviter de le faire en panique à la fin –
  • Ne pas avoir peur de poser des questions à son maître de stage – parce que vous avez droit de ne pas tout savoir, vous êtes aussi là pour apprendre – et faire des meetings réguliers avec lui – suivant son emploi du temps évidemment –

Si vous avez d’autres questions qui vous viennent, postez-les en commentaire ! Nous serons ravies de vous répondre !